Le vitrail traditionnel au plomb

Technique très ancienne qui remonte au Xème siècle (il ne subsiste que quelques fragments de cette époque).
Aujourd’hui, le vitrail traditionnel au plomb se réalise avec le même procédé ancien. Le verre utilisé est plat, (entre 1,5 mm et 5 mm d’épaisseur), et le plomb (en forme de H). Les pièces de verre sont entourées par le plomb. L’ensemble est maintenu définitivement grâce aux soudures présentes à chaque intersection des plombs.

Le vitrail Tiffany

Technique d’assemblage de verre inventée par l’artiste américain Louis Comfort Tiffany (1848-1933).
(La technique de coupe du verre est identique à celle utilisée par la méthode traditionnelle du vitrail)

Après la coupe du verre, il faut meuler chaque pièce de verre pour permettre la pose du cuivre adhésif qui se présente sous la forme d’un ruban. Toutes les pièces sont assemblées entre elle par une fine couche d’étain (ou étamage).

Rénovation

Les vicissitudes du temps n’épargnent pas les vitraux qui sont soumis aux intempéries. Les dégâts peuvent avoir des causes diverses : les orages (provoquant des infiltrations d’eau), la pression du vent, la grêle, le gel, la sécheresse, mais aussi les écarts de température.

De plus, la révolution industrielle a généré une cause supplémentaire avec la pollution.

Le vandalisme, avec les jets de pierre ou autres objets, constitue également une cause particulièrement regrettable. Pour ces raisons, le manque d’entretien entraîne rapidement des déformations au niveau des plombs des vitraux. Les verres se dessertissent et tombent.

La première étape de l’intervention consiste à couper les plombs à l’aide d’une pince coupante et les séparer des morceaux de verre.

Les résidus de mastic sec apparaissent et doivent être ôtés. Au terme de cette étape, après le retrait des plombs et du mastic, l’aspect du vitrail apparaît avec:

  • les verres cassés
  • la peinture opacifiée
  • la vergette manquante

Avant de démarrer les travaux de restauration proprement dit, il faut rincer le vitrail pour supprimer les poussières de plomb. Après le rinçage, le vitrailliste examine précisément l’état du vitrail et relève les pièces cassées, fissurées ou manquantes. Ce relevé sera inscrit au niveau du calque.

Le poncif (ou frottis) désigne en effet le calque qui permet de reporter le chemin de plomb à l’aide d’une pierre à poncif (paraffine + noir de fumée).

Ce tracé servira de guide pour reconstituer le montage du vitrail.

Ensuite, à l’aide d’une pince coupante, il faut séparer le vitrail de son plomb d’entourage et de ses vergettes pour permettre la pause du calque.

Le vitrailliste parvient alors à l’étape très délicate du nettoyage. Les différents morceaux de verre nettoyés permettent de retrouver les coloris d’origine.

Il faut ensuite assembler les fragments des pièces cassées et dessiner la partie manquante : ce processus est appelé le calibre.

Ce dernier correspond précisément au carton ayant permis de retranscrire la forme exacte des pièces de verre, qui servira ensuite pour la coupe des nouvelles pièces.

Une fois tous les calibres dessinés, le vitrailliste s’attelle à choisir les verres de la teinte correspondant aux fragments récupérés et entreprend la reproduction des motifs de peinture des pièces (à la grisaille pour les traits et au lavis pour les ombres).

Restauration

La première étape de la restauration consiste à bien examiner l’état du vitrail et relever les pièces cassées, fissurées ou manquantes.

Le diagnostic finalisé, le travail de nettoyage peut débuter. Cette étape est très délicate et demande beaucoup d’attention.

Il faut reporter le chemin de plomb sur un calque (le poncif) à l’aide d’un bâton de graphite (même matière que la mine du crayon à papier). Le relevé des pièces finalisé, le nettoyage du vitrail peut débuter.

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